Toc Toc Toc!
James Ensor, L'entrée du Christ à Bruxelles
Je suis allé décompresser en sous bois, pas de métaphore scabreuse la dedans, juste le reptilien qui chatouille, quand le Moravagine vous tient d'un peu trop près.
Le coureur à pied serait un névropathe ayant trouvé sa thérapie naturelle?
Quel retour, me direz-vous?
Le quotidien me pèse, j'aspire à le fuir. J'aurais besoin de le gommer de temps en temps comme au cinéma. Ras le bol.
Un peu de solitude! De vacances oisives. Aller flirter sur l'aire des papillons.
Pour faire quoi? Combien de temps?
Hier ce furent quelques vingt sept minutes, le temps de sentir que le corps était en attente. Ses maux toujours présents mais qu'importe, puisqu'il semble, basé sur le fatalisme médical, que l'âge le veuille. Déjà!
27' a réitérer autant de fois que nécessaire avant de reprendre un plan. Cette fois basé à plus longue échéance et moins de séance, trois seront adéquates.
La résistance physique est là et ce ne sont pas ces semaines d'arrêt qui auront suffit à entamer le travail de fond effectué avant. La vitesse sera sans doute un peu diminuée mais c'est pas bien important.
Je me suis fait plaisir en foulant la terre souple, les pieds dans la boue, les oreilles à l'affût des chants d'oiseaux, du clapotis de l'Anguienne, les odeurs de mousses.
Aller flirter sur l'aire des papillons.