Les gendarmes et les voleurs: The End.

Publié le par phillio

Sous les applaudissements de la foule, nous effectuons sept kilomètres avant de nous enfoncer dans les bois et déjà une première côte pour donner goût à l'effort. Parti dans l'idée de faire la course avec Olive et pour préserver au maximum mes guiboles, je marche les côtes. Elles se succèdent sans relâche chaque fois plus longues. Je n'ai pas le mental pour les apprécier au mieux compte tenu des bourdes qui s'accumulent.
La distance ne m'effraient pas l'ayant frôlé il y a peu, mais ces montées successives, que nous découvrons parfois à l'avance grâce à la cohorte de personnes en ascension, ont de quoi surprendre, me laissent méfiant.
Sur ces 10 premiers kilomètres, nous prenons un peu plus de 170m de dénivelé positif avec très peu de paliers de récupération.
Nous traversons quelques passages de boue résiduelle, là encore je prends le temps comme beaucoup de monde de passer sur les côtés, plus d'une heure s'est écoulée. Je trouverai le temps long du quinzième kilomètres au vingtième où je lâcherai un peu la bride et reprendrai mon esprit de course abandonnant le mauvais passage d'avant départ. Alors que certains évitent encore les passages en eau, je prends moins de précautions, j'apprécie cette fraîcheur momentanée qui apaise les pieds au travail.
Tout va très bien même si les changements de cadence marche course se font sentir sur les cuisses et que les redémarrages sont plus difficiles.
Je commencerai à sentir l'effort musculaire dans les côtes passé le dix septièmes. Je crois aussi que le parcours vallonné commence a attaquer le mental. Le vingt cinquième kilomètre arrive et je change d'avis, j'en viens à être ravi de retrouver les montées où je crois récupérer un peu.
Des points de vue magnifiques se sont ouverts sous nos yeux, dominant sur l'horizon les mamelons de dame Nature dans toute sa verdure printanière. Pas une silhouette d'habitation. Des lacs, des prairies, la forêt...
Cette dernière d'ailleurs qui nous aura protégé tout le long des assauts du soleil; à certains endroits vous descendrez aux pieds de sapins gigantesques pour rencontrer peut être les héros de Tolkien, une sensation majestueuse, de forêt primitive, l'envie de vous laisser aller à la contemplation, juste surprendre leurs langages secrets.
Quatre kilomètres tout de descente et le bonheur de dévaler dans l'eau, pas d'autre alternative, une source a envahie le chemin sur toute sa largeur. L'eau pénètre vos runnings et caresse vos pieds échauffés. Aahhhh!
Dernière côte, difficile, au bout les escaliers. Ces escaliers qui annoncent bientôt la délivrance et les encouragements de la foule massée au sommet que vous entendez depuis quelques minutes déjà. Un couperet! Beaucoup de malaises à cet endroit, de chutes, comme si le mur dont parle les marathoniens avait pris sa forme minérale. Elles vous coupent le souffle ces marches de pierres brutes qui n'ont plus d'âge, hautes de quarante centimètres quand vous avez déjà englouti tous ces reliefs.
Je m'oxygène un max, courbe l'échine les mains en appui sur les hanches, sens le haut le cœur, j'entends les gens dirent que les quatre heures n'y sont pas encore, et je déroule je crois, les derniers trois cents mètres qui me séparent de l'arrivée.
Je passe sous l'arche après une bonne accélération, le fantôme de la course, sans le déclenchement du BiP tant attendu, et oui souvenez-vous, la puce est restée dans le coffre de la voiture et les clefs?
Le retrait des lots me conduit à l'autre bout des aménagements, là tout commence à me peser. Je tourne en rond pendant de longues minutes qui me semblent interminables à chercher les miens, la foules autour finit de m'étourdir, mes oreilles se bouchent, je ne peux rien avaler.
La suite me fera penser que mon corps n'a pas assimilé durant la course les ravitaillements, tapant dans les réserves qu'il n'avait plus. C'était totalement inattendu, dépitant. Les deux gels ingurgités peut être en cause, allez savoir?
L'an prochain, je la dompterai pour son 10ème anniversaire.

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Publié dans Sports

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P
Bientôt. Salut Sandy.
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S
Bon alors ???<br /> Toujours pas ???
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C
OK,alors rétablit toi vite et bien!<br /> Bon week-end!!!! ;-)
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P
J'ai toujours d'étranges sensations aux genoux, j'attends que ça passe et je retappe ma maison.
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C
hello! et alors quoi de neuf?
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