Les côtes d'un massif chaleureux.
Une dernière fois, je suis allé aplanir le terrain des Ardennes sous mes semelles de vent. Je ne m'y trompe pas, le bitume est rude, solide, de gros graviers.
Dessous la terre est belletendre, lourde à la fois, riche, de gros sillons, terre de sienne brûlée, et les vaches? Je n'en avais jamais vu autant.
J'ai fait approximativement la même sortie que mercredi avec cette fameuse côte de deux kilomètres, à la même cadence, sauf que, plus longue j'ai dû faire des boucles et là, ça m'a vite sâoulé.
Aussi je me questionne sur la prochaine séance qui doit durer près de trois heures.
Je rentre demain en Charente, ce n'est donc pas ici que je foulerai le sol ,avec je dois l'admettre, un contentement certain. Je tire ma révérance aux coureurs du coin. Que le relief est généreux!
Quelle organisation dois-je prévoire sur une telle durée? Je vais m'octroyer deux jours de récupération peut être, avant de me lancer. Maintenant que je suis dedans, je ne vais pas reculer.
Comme me l'a rappelé Olive dans son dernier commentaire, notre course nature approche à grands pas. Je sens poindre l'excitation de l'épreuve, une aspiration sous le diaphragme, le coeur prèt à exploser, un entrain du centre de gravité, ma boudine. Youhou!
Voilà Olive, j'attends que l'on se paie du bon temps sans crampe mon ami.
1h15' de footing + 10X100m à 100% 13km...
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