le travail commence
Piet Mondrian (1872-1944). l'Arbre rouge.1909Une journée comme d'habitude, où les personnes rencontrées aiment à vous prendre comme défouloir des émotions contenues, les mots s'envolent plus hauts que les autres sans rapport avec ce "Qui" vous êtes.
Il faut bien que quelqu'un soit là pour les recevoir ces maux, qui glissent au fil du temps sur une carapace carnavalesque.
Il est des mots que l'on écrit d'autres que je ne peux pas. Ce n'est probablement pas leur place ici, ce soir.
J'ai chaussé sachant qu'à mon retour il ne resterait pas grand chose de ces anecdotes grises comme le ciel aujourd'hui. J'ai eu raison.
Le travail a commencé.
20' d'échauffement + 2 séries de 4X300m à 100% avec récup' égale au temps d'effort + 10' de footing lent. Je suis parti à 17h30 et c'est au crépuscule que j'ai accompli les fractionnés.
Pas évident de se caler sur une cadence lorsque les yeux perdent les repères. Les premiers 300m étaient impec's 1'12, second et troisième 1à 2" de décalage et les suivants étaient bons. Je sentais l'effort musculaire, le souffle était en place cette fois. Sur les sorties précédentes, les séries de 100m passaient bien, trop bien. Il me fallait autre chose.
A l'intermède des deux séries j'ai écouté disparaître dans le soir un extra terrestre qui comme moi foulait les sentiers esseulés, et le bruit de ses pas en tempo régulier doucement s'estomper.
Durant les 10' de footing lent j'ai apprécié le paysage nocturne tout changeant, les collines colorées rouges rouillles s'étaient endormies laissant la place à une masse toujours vibrante de vie cachée. Je rentrai chez moi et fut couvert du regard plein d'amour de mes enfants sur leur papa qui avait "couru dans la nuit".
Bonnes soirées à tous et bonne récupération aux marathoniens rochelais.
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