Où es tu Morphée?
Dante Gabriel Rossetti (1828-1882). La ghirlandataPlusieurs nuits déjà qu'elle m'abandonne, me boude et je l'attends.
Juste à ses portes le moindre chuchottement me laisse penser que je ne suis toujours pas passé. Passé de l'autre côté, dans un songe profond qui ne laisse plus de place à la réalité, plus d'apesanteur je m'envole, flotte sur des patins invisibles, rencontre des gens inconnus et m'enfouis au confin de mes désirs oniriques.
Allez savoir pourquoi je passe à côté, elle me boude la nuit, me retient au matin les yeux lourds d'avoir attendu dans les limbes son étreinte.
Il faut pourtant mettre un terme à ce jeu, sauter du lit et préparer les arsouil's , lesquels sont déjà sur le pied de guerre depuis un moment. Et hop je saute dans mes frusques, fini l'habillage du cadet, petit déj', débarbouillage, lavage de pif, ventoline et le reste. Et hop à l'école tout çà...
J'ai arraché les 20' d'échauffement ce matin à ce corps qui n'aspirait qu'au repos. J'ai commencé en côte, j'aurais du la descendre, j'avais le choix.
J'avais l'impression de courir au frein moteur, rien dans les jambes, de petits pas tout petit pas. Il faisait froid, humide, avec un brin de vent de face, tout pour rester sous la couette.
J'ai pensé que les séries de 300 m'avaient estourbi, j'ai fait un peu plus long sur l'échauffement avant de me lancer sur 16' à 80% soit 30" au 100m.
Il me manquait un peu de jus mais les sensations étaient plus agréables à l'accélération qu'au départ de séance. J'ai fini cette sortie par 10' de footing dont la moitié en côte. Je n'ai pas beaucoup de choix sur le retour.
Pas d'étirement, une bonne douche et au taf.
Y a des matins comme çà où le coureur à pied est heureux d'ôter ces runnings.
Bonnes sorties prochaines.
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