Sortie difficile
Michelangelo da Caravaggio Corbeille de fruits, vers 1596 Milan, Pinacoteca AmbrosianaAprès trois jours passés sur les tatamis, j'ai du m'armer de courage pour aller affronter le climat que j'abore: gris, venteux et frais, un mois de novembre!
C'est aussi une forme de combat, contre les facilités de la sédentarisation, une maison chauffée, lumineuse et pleine de vitalité enfantine; dehors, les végétaux agités fébriles, le silence dominical des rues désertées, et ce vent froid qui giffle vos yeux larmoyants.
J'espérais trouver le réconfort des reliefs chéris mais j'ai tellement eu à lutter contre une mauvaise cadence, un souffle absent, que je ne suis pas parvenu à me laisser ravir par "Les sanglots longs Des violons De l'automne".
Jusqu'à l'asphixie j'ai gravi la première moitié avec un arrêt forcé en son apogée, la colline me tendais les bras, je suis passé sans l'entreprendre, j'étais à côté de mes pompes entraîné par je ne sais quelle excitation mentale. Le corps a coupé court, et il a bien fallu que je le reprenne en main.
Le retour a été plus aisé, à l'abri du vent en faux plat.
Une personne avisée, a eu le bon goût de balisé le chemin touristique sur 1500 mètres ainsi j'ai pu me fixé sur 28":100m.
J'ai fini en sprint la petite côte qui conduit à la maison, mécontent de cette sortie forcée. Il reste toujours l'apaisement d'en avoir fini une fois de retour.
Pour info, comme à mon habitude je suis passé par mes fraisiers, c'est bien fini. Les quelques fruits restants ont été cuits par le premier gros gel de saison. J' ai cueilli deux dernières fraises, molles, ne pouvant me résoudre à cette longue attente des beaux jours.
45' pour 7km500.
Candice a fermé son blog. Au revoir. Goûte bien tes paysages.
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