il faut dire bonne Année
Il me tarde de retrouver les longues distances. (Je me sens trop près des choses).
Dans l’immédiat, je dois m’efforcer de suivre les plans d’entraînement de mes débuts.
Du temps a passé ;
consacré à la maison, à mon confort, à mes rêveries aussi, des plaisirs sans valeur, de ceux qui ne s’achètent pas, que d’autres s’empresseraient à qualifier de responsables de, vous savez quoi ! La Crise.
La Criiise !
Des plaisirs sans valeur, ces mièvreries si légères qu’elles n’effleurent pas le cortex de l’humanoïde mercantile. Alors je suis fleur bleue, bleuet douce des champs en voie de disparition, l’un de ceux qui se coulent devant la petite maison dans sa prairie. Oui ! Oui ! Et re-oui !
Achetez ! Achetez ! Achetez !
Augmentez les salaires ! de quoi ? zéro virgule quelque chose quand vos mutuelles augmentent de 4 pour cent, d’un coup d’un seul, et le reste.
Commençons à donner la juste valeur des denrées alimentaires, des objets manufacturés : un véhicule haut de gamme 7000 euro maximum. ( Je vais heurter la sensibilité de quelques uns).
Aucune revendication politique, juste du désir de connaître la paix.
Celle que je veux en laissant la porte de ma maison non verrouillée parce que personne ne viendra avec l’idée de me déposséder de ce que j’acquiers mois par mois.
Etre libre d’oublier ma veste sur un banc public, de la trouver le lendemain simplement parce qu’elle n’est à personne d’autre. Cesser de voir en l’autre celui qui nous créera forcément des ennuis parce que les Informations télévisées ou radiophoniques ne nous serinent que ce type d’événement, le quotidien du policier.
Je ne suis pas bien pensant.
A nous de sortir de cette lie, sans attendre qu’un service soit mis en place pour décharger encore un peu plus la responsabilité des adultes que nous sommes. Pourquoi faire aujourd’hui ce qu’un autre fera mieux que moi demain ? C’est abominable.
J’ai repris l’entraînement.