Foulées du grand Angoulême.
16h00 mes affaires étaient prêtes, je me dirigeai vers Bourgine, l'arrivée "des foulées du grand Angoulême".
Je ne trouvai pas immédiatement le bon chemin mais fini tout de même par arriver à bon port, où je fus accueilli par mon ami Olive et sa Douce. Chaperonné de la sorte, rien ne pouvait plus me retarder: dossard 220 et mon nom écorché, d'un "S" final supplémentaire, renvoyant mes origines latines sur l'autre versant le l'Océan Atlantique.
Nous rassemblons nos effets personnels en un seul lot et nous dirigeons vers la navette: des bus de la STGA.
Le monde se presse à l'intérieur, je reconnaîs des visages familiers, rencontrés à Saint Eutrope, quelques jolis Succubes au minois ravissant.
Une foultitude de runnings vont supporter le poids d'un demi millier de personnes. Mes yeux ne les quittent pas ( running ou minois ravissant?), cette fois il s'agit des runnings, principalement Mizuno et Asic's. Contrairement à mon habitude, je ne pipe mot.
Rien, je ne me sens rien à dire. Je suis vide de pensée, retranché sans doute dans ce coin qu'il va me falloir exploiter, le potentiel corporel. Concentré, c'est bien çà. Rien d'autre ne va me perturber, je suis concentré sur l'épreuve à suivre, que je ne connaîs pas.
Je suis assis sur le strapontin, le soleil me chauffe le dos.
J'observe les jambes des coureurs debout, rasées, les muscles descriptifs des sollicitations antérieures. Je ne puis être à cet instant que contemplatif, projeté sur l'extérieur.
Le bus nous achemine jusqu'au départ, au stade Chanzy. Nous vaquons aux derniers préparatifs du coureur à pied: satisfaire sa nature allégée au maximum, déposer les vêtements chauds à la consigne, s'échauffer en quelques foulées douces.
Nous prenons place dans le peloton, quelques cafouillages sur la ligne de départ et PAN!
Je pars doucement, précédé des hatifs.
Après quelques centaines de mètres, j'accélère. Je passe pas mal de monde, je rejoints Olive en centre ville, il me flatte d'encouragements alors j'y vais.
Au septième kilomètres le souffle s'est un peu emballé, je récupère tant bien que mal épaulé par Cédric, rencontre furtive de la course, que je salue. Je sens le coup de mou, sensation nauséeuse, j'ai loupé mon ravitaillement, j'aurai dû manger un peu. Je suis bien en jambe mais la nausée qui pointe ne me quittera plus. Cédric pars devant, je finis sur le stade en un beau et très agréable sprint où je passe quelques coureurs.
Les spectateurs ont été présents tout le long, les parcours citadins y sont favorables. J'ai à regret de ne pas avoir entendu de voix famillières, sauf un "allez Philippe" que je prendrai pour moi. Les percussions de quelques musicos nous auront fait bouillir le sang.
Première expérience sur 10km en 43'51", les challenges vont pouvoir commencer, voir les bienfaits des entraînements futurs.
Parcours performant, les premiers en 30'...: Agide MANIRAKIZA 30'39" 19km/h576, Ahmat ABDOUDAOUD 30'43" et Christôphe BRUNERIE en 30'59". Bravo Messieurs!
Merci aux bénévoles de la manifestation.
C'est l'anniversaire de Riri aujourd'hui. Passez le lui souhaiter. Ce sont de bons moments.
Bon dimanche.
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