Plaisir quand tu nous tiens.
Enfin j'ai pu me laisser aller à mon bon plaisir.
La semaine passée ne m'avait pas forcément satisfait, me faisant même douter des capacités à suivre l'épreuve à venir.
Le travail s'effectue sur les cuisses marquées par les séances au seuil.
J'ai préparé cette sortie dés hier soir avec une bonne table de pâtes al dente, à la carbonara. Allez me dire qu'il faut éviter les sauces! Deux bons oeufs frais, une crème de soja, du bon COCHON sans oublier le parmesan... et alors. Alors! Alors j'avais la pêche, Pétard! et six minutes de moins que la dernière fois en étant bien à jeun de la veille. Voilà!
L'air était un peu frais mais pas suffisamment pour garder les gants, je m'en allai vers les collines et cette lumière printanière filtrée par les brûmes de l'aube.
Que de contrastes du sommet. Les rayons rasant de Râ caressent la canopée hirsute, je plonge à couvert de l'ubac. Point de vent. Pas même une ch'tite bise.
Je n'ai pas l'intention de me griller sur les premiers kilomètres, j'adopte de suite une allure souple. Les quelques reliefs passent sans trop d'effort, je prends plaisir à courir ces chemins étriqués. Par instant l'air déjà, laisse présumé de la douce chaleur annoncée, il doit être tout juste 8h30. Je ne croiserai personne sur les hauteurs.
Senteurs poivrées, mélange de miel et de bergamotte, je ne suis pas abeille quel bonheur, n'en prendre que le meilleur, Perséphone bientôt libérée des enfers.
En sous bois, je croise des chasseurs que je salue: Ils, tiennent le fusil :-)
Je me laisse aller dans la descente qui mène chez moi, bien bonne sortie, bien bonne journée.
Demain dernière séance au seuil, l'échauffement sera doux cette fois, je serai sage.
Bonne journée à toutes et à tous.

10km550 pour 1h05