Apprivoiser sa nature
Le Colosse. 1810-1818 Francisco Goya (1746.1828)Fort du rétablissement presque total de la cheville droite, après les 15 bornes test, effectuées avec mon sanseï E.T, je pensais non sans exhaltation qu'il était temps pour moi d'aller chatouiller mes collines d'un peu plus près.
45 minutes à courir devaient me permettre d'en avaler un bon morceau aussi je décidai d'entamer la grimpette par la fontaine Charlemagne et là mon bon plaisir fut retrouvré. Mes petits sentiers étaient restés les mêmes depuis le dernier crapahut de mes biloutes, armés de cisailles et autres épées de bois volées à l'imaginaire de James Matthew Barrie. Sans doute notre escapade ayant libéré l'espace tenta d'autres promeneurs, entretenant ainsi le passage.
Vous connaissez ce genre d'endroit, un chemin de terre et de roches, étroit et sinueux, ne laissant entrevoir que l'origine d'un ailleurs, au relief incertain. Vous devez arpenter le terrain presque instinctivement, être attentif à chaque racine, morceau de roche en saillie. Sous terre on parlerait de boyaux et c'est bien en surface un boyau végétal avec le buis qui vous enserre et les ronces descendantes de queques chênes tortueux. Il y avait une question à ce sujet anthropomorphe, à savoir si les arbres se tordaient de douleurs ou de plaisir? Parmi cette végétation, votre champ visuel se trouvant réduit, une impression de vitesse vous grise.
Un peu de vent sur le départ, doux, tout doux et hop je m'envole.
Le parcours n'a pas été aussi léger. La première moitiée et j'étais déjà en nage. Quelques mois avaient passé avant que j'ose conquérir à nouveau ce terrain, je me souviens des facilités éprouvées durant le mois de mai. Il va me falloir les apprivoiser encore une fois.
Un bonheur les ptits gars, essayez.
Publicité