courir les bois, courir le bitûme
Jean François Millet (1814-1875). Bouleau mort(1866-67) PastelDifficile ce matin de chausser les runnings après une mauvaise nuit. La chaleur. Le mougique réveillé par un rêve agité et le chat. Pour ce qui est de la chaleur je me suis découvert. Pour le mioche, venu nous coller à je ne sais quelle heure, pas le courage de me lever pour le recoucher. Pour le chat, il a fait sa vie tout seul.
Au final, découvert j'ai été assailli par un moustique à pieu, pour le reste j'ai opté pour l'échange standard.
06h59 "Papa j'arrive pas à mettre l'âge de glace 1 parceque moi j'aime bien l'âge de glace 1", je crois qu'à ce moment j'étais somnambule.
08h40 je me lance sur des jambes lourdes qui font mal, ça monte, oh la vache quel réveil. 25' je commence à me sentir bien en sous bois le long des pentes de l'Anguienne. A certains endroits, c'est une tonnelle de verdure et je suis obligé de courber l'échine pour passer. Les vacances ont laissé la nature reprendre ses espaces.
C'est un petit footing, de courtes foulées, le souffle régulier. Je ne sais pas encore quel va être le chemin du retour. Sous les arbres la température est agréable et la lumière feutrée. La Nature est calme différente du printemps où ça bruissait et pépillait de tous côtés. une fausse note pourtant, "le corbeau fossoyeur des promeneurs indélicats" ne débarrasse pas le sol des divers emballages alimentaires plastiques.
Arrivé au moulin du Gôt, je croise les chevaux toujours attentifs. Je monte vers le Peu, un bon raidillon assez long. Pas de voiture, c'est tranquille, un jour d'août, un dimanche en campagne.
J'accuse le coût de la côte et me laisse couler doucement vers la ville. La température n'est plus la même, le cadre est différent. je tourne le dos au soleil. c'est un soulagement. Au passage je félicite et remercie l'effort de tous ceux qui agrémentent leur jardin d'une part de couleur.
l'asphalte ne procure pas les mêmes vibrations que la terre mais les runnings sont bonnes.
45' je laisse de côté la départementale en activité. j'attaque le dernier faut plat du parcours. Je sens une légère douleur genou droit; elle se fait très vite oublier, je peine un peu.
61' j'arrive à la maison. Le retour en descente m'a permi de recouvrer mon calme. très agréable, la sensation de pouvoir partir à nouveau d'un nouveau souffle. Sur openrunner le parcours fait 8.960km
Bon dimanche.
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