première expérience
L'an dernier, sans aucun entraînement, pour le plaisir toujours et parcequ'une course, oh pardon un trail, avait cours au porte de chez moi, je m'inscrivais pour tout découvrir; connaître l'ambiance et encore profité du paysage qui est le nôtre, ici, en charente.
Le soleil était au rendez-vous, la température douce. Il s'agissait d'une première pour le coin. Faire connaître le dynamisme de quelques personnes de bonne volonté en dehors des grandes agglomérations de notre département. Les parcours étaient fait aussi pour permettre à un grand nombre de participer. Je me souviens de notre venue, car j'étais accompagné, à proximité du stand de retrait des dossards.
Les habitués semblaient aisément identifiables, les bons vivants, ceux venus pour gagner...Ce qui me reste de cet instant sont les regards interrogateurs de quelques uns sur les nouveaux venus, cette façon de jauger les autres, animale, instinctive, inhérente à la compétition probablement. Avec moi rien à craindre, je venais courir avec moi-même pour profiter de l'aire des papillons, connaître mes limites du moment.
D'ailleurs je ne suis arrivée qu'avec moi-même, bon dernier, après les anciens. Mes aïeux! C'est une expérience à faire.
Sachant que je courais par amour de l'épreuve, j'abordais le parcours prudemment, après échauffement malgré tout, sur indications de mon sunseï E.T. Cinquième kilomètres, je n'avais déjà plus de jambes, aucune résistance musculaire, les cuisses et les mollets complètement saturés. J'ai marché d'un bon pas, essayant par à coup de reprendre une foulée. J'entendais au loin les hauts parleurs de l'arrivée. Et la tentation est forte: ABANDONNER, mais pour un casque à pointe, c'est impossible tout simplement. Je savais ce que j'étais venu chercher.
Les six autres kilomètres se sont faits. Je gardais ce qui me restait, le souffle. Là, j'ai vu venir vers moi mon E.T, je suis reparti en très petites foulées... il restait à peine mille mètres.
Bon, je ne crois pas pouvoir parler de sport à cet occasion. Il s'agissait d'une épreuve personnelle, nécessaire sans doute, facteur de motivation. J'avais perdu beaucoup en huit ans d'inactivité, j'avais besoin de le ressentir. Un bon coup de pied sur mon séant.
Pour l'inscription, c'est simple: auprès de l'organisateur, sur place, avec un certificat médical d'aptitude de moins d'un an. L'arrivée: c'est vachement sympa.