Eteindre le feu des hommes.
Jean Delville (1867-1953), Prométhée 1904-190707h30 ce matin, pour effectuer 30' d'échauffement 8X 300 et 100m de récup entre chaque.
Avec les vents contre les fenêtres, la nuit que le soleil n'avait pas encore chassée, il fallait de la détermination.
Partant souvent plus tard depuis l'Hiver, j'avais perdu l'habitude de courir à jeun mais le souvenir était là, légèreté, aisance, sensation de fraîcheur. Pour ce qui est de la fraîcheur, elle était bien là aussi, propulsée par un messager pressé, enveloppante à faire regretter la couette laissée chaude.
Ces conditions d'entraînement défavorables à souhait, font partie certainement du modelage de la volonté de dépassement.
Rester au chaud serait si aisé, regarder les arbres se plier sous les assauts de bourrasques soudaines alors que le beurre frais fond , doucement sur votre pain chaud, si confortable.
Le jour venu, ces efforts paieront.
Je ne suis pas satisfait de cette séance. D'abord le vent de face durant l'échauffement, le froid me saisissant les doigts... j'ai dû me lever du pied gauche. Non. J'étais plein d'entrain. Alors le retour, trop rapide sur les dernières séries? Pas de transition.
C'est pas facile tous les jours. J'attends la prochaine. Une heure pour me faire plaisir, sous d'autres cieux.
Bonne journée.
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