Sous le vent.
Avez vous déjà assister à l'envole d'une enclume? Moi non plus, mais le mal de crâne s'est envolé lui. Ouf! J'en profite pour de nouveau vous remercier de vos gentilles attentions.
La météo l'avait annoncé avec peu de risque d'erreur. Le vent avait cogné toute la nuit. Derrière les volets clos ce matin j'avais peu de doute sur l'état du ciel, nuageus en vagues étendues que le soleil levant avait peine à iriser de couleurs chaudes.
Je montai sur le chemin de l'école montrant à mes doudous qu'au dessus de toute cette masse couleur terre subsistait un ciel bleu, seul délice de quelques pilotes de vol long courier.
Mes biloutes avaient hâte d'arriver à l'école, se mettre au chaud dans leur salle lumineuse couleur d'enfance.
De retour chez moi, quelques papouilles aux deux gros minous bien décidés à se lover à l'abri du vent et je saute dans mes vêtements de sport, fuseau long, k-way(ben oui), mes vieilles running histoire de ne pas avoir à me soucier des flaques. C'est parti pour une heure à courber l'échine au vent mauvais, sous les gouttes éparses.
Je prends le départ bien lentement, sans essoufflement, sans hausse excessive des pulsations. Je me sens bien si ce n'est un dévérouillage qui se fait attendre.
Le parcours est roulant. Je rencontre une coureuse que je connais, bleu mésange, les politesses se font, nous nous croisons.
Je suis bien trempé déjà et espère l'acalmie pour la suite. Je pense à ma cadence me questionnant sur le semi futur. Je passe les lacs vides d'oiseau pour une fois et attaque un peu de retour sur le plat.
Il me reste environ quatre kilomètres, j'accélère en douceur le long de la départementale où à cette heure les véhicules défilent.
J'ai eu droit au silence des chemins, juste le vent en pavillon, les oiseaux et là, les moteurs, machines, lumières blanches, jaunes, oranges, le frissement de l'eau chassée par la gomme.
Je tiens l'accélération. J'arrive à la maison, ferme la porte derrière moi. De nouveau le silence. Une douce chaleur. Je vous laisse.
1h04', 11km400
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