Nettoyage à sec.
Mucha (1860-1939)
L'opulente soirée de Noël a-t'elle eu raison de vous?
Au réveil, je ne me sentais plus l'envie d'ingurgiter quoi que ce soit de solide, dehors, le soleil n'était pas.
Cette nuit au clair de lune, me donnait l'impression de ne m'être point couché. Déjà les enfants s'agitaient dans un tohu-bohu de papier en hâte de découvrir toujours plus vite, ce qu'il y a dans l'autre paquet. La joyeuse animation durerait toute la journée.
De la fenêtre j'apercevais plein ouest, au dessus d'un lit de nuages roses la lune irridescente. Invitant tout mon petit monde à contempler le spectacle, je prenais une bouffée d'air frais. Il ne m'en fallut pas plus pour me changer en moins d'une minute et filer sous leur regard transit. Pour aller où? Peu m'importait, je filais sous la lune, direction le soleil sur un sol de diamant.
Je ne pouvais rien avaler disais-je? L'air vivifiant comme seule nourriture, j'effectuais le décrassage, une cure. Il aurait été liquide que je me serais fait Océan.
Au bas de la vallée, la contemplation des mamelons gelés de l'anguienne vibraient en raisonnance de mes désirs fantasmatiques.
Je changeai d'itinéraire.
A la fontaine du Cerisier, en montant, tout droit, vers la fontaine Charlemagne.
Si tôt, personne ne pouvait troubler la quiétude des éléments encore endormis. J'arpentais seul un chemin emprunté par la faune, petites plumes en activité, luttant contre le froid.
Le chemin avait dans ma mémoire des allures de montagne, en fin de compte à peine la déclivité d'une bosse à 5%. En haut, les daims en harde ne s'effrayèrent pas de mon passage, là n'était pas mon intention, je passai sans croiser leurs regards.
Je rentrai, prêt pour d'autres frasques, des images plein les yeux, la sensation d'être neuf.
Bonne journée.
7km, 38'.