Le brouillard enchanteur.
Maurice CHABAS (1862-1947) "Contemplation".Idéaliste aux oeuvres mystiques.
07h30 J'ai embrassé un paysage anglais ou le ciel et la terre s'unissaient de leur nuée de brûme. Les arbres baignés dans cette eau suspendue, semblaient se prélasser pendant que j'échauffais mon corps et le préparais à l'effort à venir.
Sous cette atmosphère devenue palpable, le corps tient mieux sa trajectoire, laissant la trace de son passage.
Vingt minutes durant lesquelles je ne lâche pas les brides de cet organisme qui sait et réclame ce moment de l'accélération proche.
Quinze minutes à effectuer à 80%, environ trois kilomètres. Je décide de les courir pour moitié sur un petit sentier en lisière de bois, le terrain est plus souple.
L'étroitesse du passage se prète à la vitesse, toujours cette illusion optique grisante.
Peut être qu'à cet instant mes sens me jouent des tours, je ne suis plus alors la cadence adaptée. Au regard du chrono je gagne 27 secondes sur le parcours passé en 14'33".
Les dix minutes de footing lent ne sont pas prévues mais il faut bien m'en retourner à la maison où j'aurai le loisir de voir s'estomper lentement, le voile diaphane sur ces tendres collines.
Prochaîne sortie 55' de bonheur.
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