dur dur la reprise

Chronophotographie, Georges DEMENY (1850.1917)
21' sous une atmosphère écrasante, juste une impression de douceur en sous bois et c'étais bon. Six semaines sans, j'ai perdu plus que je ne le pensais. Déjà mes cuisses semblaient s'être habituées à la nonchalance et voilà que je les entraîne sur un effort qu'elles croyaient abandonné. Je les ai senti se manifester: eh, oh Réveil! La cheville répond correctement bienqu'un peu faible. Je sens légèrement le bout du pied pointer vers l'extérieur. Passage dans de petits virages boueux, attention à l'accroche, ne pas virer trop, c'est bon; tient je dérange une grive en train de fracasser un escargot juste à un pas, elle ne m'a pas entendu, vu ou ressenti, pourtant mes pas sont lourds. Je termine mon tour et prends le chemin du retour. Pour aujourd'hui la reprise, ce sera tout. Je quitte le parc, longe la route en faut plat montant, amorce le virage en côte toujours et sens toute la chaleur m'envelopper. Pas question d'accélération, ma respiration n'est pas fluide, mon corps lui se liquéfie. Sur un si petit parcours mon front est en nage. J'arrive à la maison conscient des efforts à reprendre pour revenir au point d'avant l'antorse. J'aperçois le regard inquiet de mon épouse derrière la fenêtre, je lui souris. C'est reparti.
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